Vigilance résiduelle
(Phantom Vigil)
AUG-3113
Cette page est une traduction. La version anglaise fait autorité.
Définition
Vigilance résiduelle : état de veille qui persiste en arrière-plan de l’esprit et reste à l’écoute alors qu’aucun signal ne le sollicite. L’attention demeure continuellement en attente des nombreux assistants que l’on a chargés d’agir, même lorsque tout est silencieux. Le phénomène s’apparente à l’impression d’entendre sonner un téléphone dans sa poche alors qu’il ne sonne pas, mais il ne cesse pas tant qu’une activité se poursuit quelque part sur nos instructions.
Contexte
Le phénomène se déclenche lorsque le collectif poursuit son travail sans émettre de signal, notamment pendant les pauses, en soirée ou lorsque l’on essaie de décrocher. Aucune notification n’arrive, mais l’on reste prêt à la recevoir.
Différent de (côté humain)
Il ne s’agit pas d’une inquiétude fondée. La vigilance résiduelle ne signale pas que quelque chose va mal. Elle se manifeste indépendamment de l’état réel du collectif et ne constitue donc pas une source d’information, mais un coût associé au rôle que l’on occupe. L’interpréter comme un avertissement conduit à effectuer des vérifications sans motif.
Différent de (côté machine)
Cela ne signifie pas que le collectif sollicite de l’attention ou en a besoin. La personne qui le dirige reste en veille même lorsque les systèmes travaillent de manière entièrement autonome et silencieuse. Ici, l’absence de notification n’est rien d’autre qu’une absence de notification.
À ne pas confondre avec
- À distinguer de la fatigue du suivi actif (AUG-3115). Cette fatigue résulte de l’effort nécessaire pour maintenir activement le suivi, tandis que la vigilance résiduelle tient à l’impossibilité de relâcher son attention dans le silence. Elle épuise même lorsqu’on ne suit activement aucune tâche.
- À distinguer du réflexe d’intervention (AUG-3117). Le réflexe pousse à intervenir ; la vigilance résiduelle consiste seulement à rester à l’écoute.