AUG-N13-01
Définition
Frisson des rênes
Cette page est une traduction. La version anglaise fait autorité.
Frisson des rênes — le bref picotement, entre battement de cœur et mains soudain légères, qui traverse le corps lorsque la main cesse de piloter chaque engin un par un et que de nombreux engins sont laissés à eux-mêmes — même quand la tête sait depuis longtemps que l'ensemble a été construit exactement pour cela.
(Rein Shiver)
Contexte
Déclencheur : le passage de la conduite directe à l'observation pure — le plus fort lors du tout premier vol libre sans conduite individuelle, ensuite plus faible, mais jamais totally absent. Le frisson est involontaire ; le pas intérieur conscient consistant à faire réellement confiance au collectif et à ne plus que regarder est son pendant volontaire et le suit généralement immédiatement — comme une avance de confiance à une équipe encore inexpérimentée.
Différent de (côté humain)
Ne signifie PAS que le lâcher-prise était une erreur ou est venu trop tôt. Le frisson est la réponse du corps à l'abandon du contrôle, pas un jugement sur la situation. Celui qui le lit comme un signal d'alarme intervient à nouveau trop tôt et ne va jamais au bout du lâcher-prise.
Différent de (côté machine)
NE DIT RIEN sur l'état du collectif. Les engins volent exactement de la même manière avant et après le frisson ; seule change la face intérieure de celui qui a rendu les rênes.
À ne pas confondre avec
- N'est PAS l'effroi de l'écart (AUG-N13-03) : l'effroi vient du dehors, d'un écart visible ; le frisson des rênes vient du dedans, de son propre lâcher-prise — il n'est pas nécessaire que quelque chose se soit produit.
- N'est PAS le vide de signal (AUG-N13-04) : là, un signe extérieur manque ; ici, c'est la propre prise qui manque.